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DE LA VILLE DE PARIS.
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49
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[i55a]
Ie Roy envoyot pour scecourir ceulx de Compiegnes, se retirent en la plus grande dilligence à eulx possible.
Estans adverti, Monseigneur de Vendosme'1' fit rompre tous les pontz de la petite riviere d'Oyze,
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que lesd, ennemys avoient passée, et charger sur la queue où demourent beaucoup de leurs gens, les ung occis, les aultres noyez, et une grande partie de leur butin et bagaige recouvert par noz gens.
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LXX. —Responce aux lettres du Roy [cy devant transcriptes^].
25 octobre i552. (A fol. 15 r°; B fol. 36 v°.)
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Sire,
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que vous monslrez et qui est totallement descouvert à la conservation de vostre ville et des habitans d'icelle, dont impossible est que nous vous puissions et saichions assez remercier, mesmes de l'honneur qu'il vous a pleu nous faire, descendans de vostre haullesse et grandeur jusques à nostre modicité et humilité, nous faisans mercier par ledict sr Cardinal de Bourbon, du petit service que nous vous avons peu faire ces jours passez ; quoy faisant, nous n'avons peu faire que ce en quoy nous estions et sommes tenuz de tout droict naturel, de gens, et civil.
Et si aucun loyer nous povoit estre pour ce deu, nous en sommes grandement satisfaictz et recompensez par le contentement qu'il vous a pleu prandre de nous; car la plus grande retribution que puisse avoir ung subject en ce monde, c'est de trouver la grace aux yeulx de son Roy, de son souverain.
"Nous mettrons toute la peyne [et sollicitude en ce] qu'il nous sera possible que, si les choses poulle passé ont esté conduictes à vostre gré et contentement, qu'elles le seront encores pour l'advenir, et n'oublirons rien de ce qui nous touche et à nous appartiendra.
"Sire, nous prirons nostre Createur qu'il vous donne en santé trés longue et trés heureuse vie.
"A Paris, ce xxv° jour d'Octobre mil vc lu.
"Vos trés humbles et trés obeyssans subjectz et serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris. »
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"Le jour d'hier, sur les quatre heures du soir, estans les aucuns de nous allez vers Monsr le reve-randissime Cardinal de Bourbon pour les affaires de vostre ville'3', nous avons receu une lettre qu'il vous a pleu nous escripre en datte du xxmc jour de ce moys, veu celle que pareillement il vous a pleu escripre à mondict Sr le reverandissime Cardinal de Bourbon, d'ung même jour et datte : par là congneu ct entendu bien au long le discours de voz affaires et le bon ordre que vous y avez donné, tant du costé de la Picardie que de l'autre costé, dont tout vostre peuple de par deçà '*' et des environs sera grandement et merveilleusement resjouy et mis hors de la doubte et de la suspencion en laquelle ilz ont peu estre par cy devant, eulx contenans touteffoys modestement et doulcement et avec une contenance et discretion bien saige, que vouz avez entendu.
"Sur l'heure mesme et à l'instant avons envoyé mandemens aux Conseillers et aux Quarteniers de ceste Villel5), pour les faire participans desd, bonnes nouvelles et consequenment leurs voisins, parens et amys, pour leur donner occasion d'en dormir m yeulx et en plus grande seureté, et à leur réveil eulx trouver delivrez de toutes leurs fantasies et ymaginations qu'ilz avoient peu ymaginer et amasser ces jours passez.
«Nous vous povons bien advertir que oncques lettres ne feurent receues en plus grande joye, feste et solempnité que vosd. lettres, tant pour les bonnes nouvelles dont elles sont plaines, qui ne sauroient et ne pourroient estre meilleures, que pour la signiffication et demonstration continuelle et perpetuelle
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Signé : Bachelier
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(o)
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O Antoine de Bourbon (i 518-156 2), deuxième fils de Charles et de Françoise d'Alençon, duc de Vendôme ct gouverneur de Picardie, à la mort de son père (153 7 ).
(2) Les mots placés entre crochets sont empruntés au Registre R; ils visent le texte et les documents imprimés ci-dessus art. LXV et LXVI.
(3) Ce passage se rapporte au paragraphe final de l'article ci-dessus LXIV.
(*' "De l'autre costé» de Ia Picardie : la Lorraine et le pays de Metz. — «Par deçà» : Paris et l'île de France.
'-> En date du'2 4 octobre : art. ci-dessus LXVII.
(-' Le bas du fol. 15 v° est resté en blanc au Registre A.
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lUPAI-tAlC -ATIO-ALE.
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